Les Acharniens

… ou les Helvètes

Aristophane sur le Net avril 30, 2007

Classé dans : Trouvé sur le Net — acharniens2007 @ 5:25

Cette nouvelle rubrique a pour but de vous fournir quelques liens à suivre pour mieux connaître Aristophane, la pièce “Les Acharniens”, l’histoire grecque, la culture antique. A tout seigneur, tout honneur, commençons par le texte. Il existe au moins une traduction en français des Acharniens disponible sur Internet (mais nous continuerons à chercher). On la trouve dans la bibliothèque virtuelle du project Gutenberg. Elle date de 1897 (domaine public forcément!). On la doit à un professeur de rhétorique, Eugène Talbot. C’est même Sully Prudhomme qui préface cette traduction d’Aristophane.

Pour dire l’époque qu’elle a vu naître, elle n’est pas trop retenue. Auparavant, on traduisait ce qu’on considérait comme des obscénités en latin ou bien en utilisant les mots “techniques”. Là on est un peu entre deux, comme en témoigne cet extrait:

Au bout de quatre ans, nous arrivons au palais du Roi; mais il était allé à la selle, suivi de son armée, et il chia huit mois dans les monts d’or.

Mais ce qui manque, c’est bien sûr l’aspect de la satire politique vivante. Offrons-nous donc un petit test comparatif. Un ambassadeur revient d’une contrée septentrionale et fait son rapport à l’Assemblée:

Traduction d’Eugène Talbot

S’il n’avait neigé sur toute la Thrakè, et si les fleuves n’eussent gelé vers le temps même où Théognis faisait ici jouer ses drames. Dans ce même temps je buvais avec Sitalkès. En vérité, il est passionné pour Athènes; c’est pour nous un amant véritable, au point qu’il a écrit sur les murs: «Charmants Athéniens!» Son fils, que nous avons fait Athénien, brûlait de manger des andouilles aux Apatouries, et conjurait son père de venir au secours de sa nouvelle patrie. Celui-ci jura sur une coupe de venir à notre secours avec une armée si nombreuse, que les Athéniens s’écrieraient: «Quelle nuée de sauterelles!»

Traduction/adaptation GTA

Alors tout ce temps, je l’ai passé à boire au Club
avec mes amis Jean-Marie, Jörg et Umberto.
Vraiment, ils sont fans des Grecs au-delà de toute mesure.
Je dis pas des mensonges, il sont amoureux de vous au point d’aller
taguer sur les murs: “Ich bin ein Athener!”.
Et même ils ont développé des cellules amies chez nous,
des cellules malignes, qui rêvent d’apprendre le grec ancien.
Ouais, ils supplient de rétablir les disciplines, et surtout LA discipline d’autrefois!
Alors Jean-Marie, Jörg et Umberto, ils ont juré en crachant par terre
qu’ils le feraient. Ils vont gonfler les effectifs du grec
à tel point que les Athéniens diront:
“C’est une pluie de sauterelles qui nous tombe dessus!”

Le public peut se retrouver dans cette version comme le spectateur athénien, qui entendait citer des noms du monde politique et s’amusait des allusions à diverses affaires.  L’esprit plutôt que la lettre…

Vous voyez de quelle affaire il s’agit! ;-)

Lien vers la traduction d’Eugène Talbot

 

Devant la presse internationale… avril 25, 2007

À l’occasion du congrès annuel du FEJS (Forum for European Journalism Students) on nous a proposé de présenter un extrait de “Les Acharniens… ou les Helvètes”. C’est avec enthousiasme qu’une poignée d’irréductibles a accepté le pari et a préparé un scène d’une dizaine de minutes en deux jours seulement.

Voici donc quelques flashes sans commentaires:

fejs1.jpg

fejs2.jpg

fejs3.jpg

fejs5.jpg

fejs4.jpg

fejs6.jpg

Alors, qu’en pensez-vous?

 

Pourtant Aristophane… avril 5, 2007

Classé dans : Aristophane, Thème de la pièce, Théâtre antique, Uncategorized — acharniens2007 @ 7:27

Pour qui se demande encore qui est cet Aristophane, voici un extrait de sa voix dans Wikipedia (si quelqu’un voit des erreurs, qu’il les corrige!):

Aristophane (en grec ancien Ἀριστοφάνης / Aristophánês) est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né dans le dème de Kydathénée vers 450–445 et mort vers 385 av. J.-C.

[...]

Sauf le Ploutos et les pièces contre Euripide, les comédies d’Aristophane sont des satires sociales ou des pamphlets politiques. Attaché au parti aristocratique, le poète se servit largement des libertés que lui laissait l’état populaire pour attaquer les institutions et les chefs de file de la démocratie. Entre ses mains, la comédie devint une puissance qu’on a comparée justement à la presse politique moderne. Considérée au point de vue de l’art, l’œuvre d’Aristophane est l’une des merveilles du génie grec. Il y a une verve incroyable et une étonnante fantaisie dans ses dialogues satiriques, mêlés de chœurs lyriques, où les connaisseurs ont toujours admiré la parfaite concordance du fond et de la forme, de l’idée, de l’expression et du rythme. Les pièces d’Aristophane sont très précieuses pour la connaissance de l’histoire du temps, des institutions et des mœurs athéniennes à la fin du Ve siècle av. J.-C.

 

Le travail continue… avril 4, 2007

Classé dans : Préparation, Répétition — acharniens2007 @ 9:23

Un week-end intense

Contrairement à ce qu’il pourrait sembler, le GTA n’est pas mort. Bien au contraire il est plus vivant que jamais! Tellement pris par cette nouvelle aventure, il oublie un moment ses amis internautes…

Mais voilà quelques nouvelles: à moins de deux mois des premières représentations (à cheval entre mai et juin, rappelez-vous!) nous commençons à voir Les Acharniens prendre forme. Il y a quelques semaines déjà, nous avons répété intensément pendant un week-end entier, arrivant jusqu’à un premier filage de toute la pièce. Ensuite il y a eu une session avec Bill Holden qui nous a aidé à rythmer et arranger des petits passages musicaux.

Petite insertion publicitaire: achetez et savourez le Appenzeller pour découvrir le doux parfum de sa saumure aux herbes!

Qui vivra comprendra: ça se passera au Musée d’Ethnographie et il y en aura pour tout les gouts!

 

Destruction février 16, 2007

Classé dans : La chronique de la mascotte — acharniens2007 @ 4:05

Génocide au Sledgehammer
La Trouée,

c’est la dernière fois que je m’adresse à toi par l’intermédiaire de ce blog. Je t’attends le 8 mars, et d’ici là, je ne parlerai que de moi (tu sais, la mascotte OFFICIELLE), de la pièce (tu sais, ce dont est censé parler ce blog), de la troupe (tu sais, ces gens qui m’aiment) ou encore de moi (tu sais, ton ennemi). Mais en attendant, je dois quand même admettre qu’il me fait plaisir que nous ayons trouvé un terrain d’entente: la destruction… Je l’ai déjà dit, j’adore ça. Finies, tes petites interventions larmoyantes? Tes activités acrobatiques de lopette ? Tes pseudos talents musicaux? Tant mieux! Tu voudrais donc me faire croire que toi aussi, tu aimes le sang et les pleurs, toi qui me critiquais en me qualifiant, il n’y a pas si longtemps, d’âme vile, violente, destructrice, dont tout porte à croire qu’elle est vouée à la cause des hellénoclastes de tout poil? Je suis impatient de voir ça.

Mais fais gaffe, si tu changes de caractère uniquement pour t’adapter au marché (comme te l’a conseillé mon cher ami Docteur Crygor), tu ne feras pas long feu. Moi, j’ai déjà commencé mon entraînement… Vois par toi-même… Un Sledgehammer emprunté à un pote, quelques innocentes victimes, et je peux me laisser aller à la violence gratuite… Pleure pas, il y en a qui bougent encore.

Et ARRETE de taper sur Albert le Vert. C’est un type que je respecte beaucoup. S’il t’a traumatisé, c’est pas mon problème, alors cesse de faire rejaillir ta frustration ici. Tout le monde aime Albert le Vert. D’abord, ce n’est pas un ver de terre, c’est un Albert. T’as pas vu l’épisode où on découvre comment naissent les Alberts? Au début, ils sont tous rouges! Ca t’aurait donné des cauchemars.

Voilà. Quant à toi, internaute, reste pas là à rien faire, prends parti…

 

TAIAUT! février 16, 2007

Classé dans : alterchronique de l'altermascotte — acharniens2007 @ 1:07

c'est la guerre

Ok clébart, tu l’auras voulu, c’est la guerre. Je vais te faire bouffer tes oreilles qui pendent et tes papattes articulables. T’es un violent? Le genre p’tites-bull et qui pisse pas loin? Je vais te montrer moi ce que c’est que le carnage. L’horreur, ça me connait. On m’a tripatouillé deux heures dans le cerveau pour m’y greffer un cul de bouteille, j’te jure que ça rend les idées claires. J’ai l’impression de voir ton ventricule de reptile mou à travers ta pelisse. Tu me trompes pas, j’te dis. On va pas te museler, on va te trancher le mufle en espérant que ça te clouera le youhouhou!
Un cabot mascotte d’Aristophane! Non mais ça va le bocal? Prenez un paillasson, ce sera plus utile et moins malpropre! Et si tu crois que ton tire-bouchon me fait peur! Accroche-z’y toi bien parce que le choc va etre rude. Et s’il me tombe entre les mains, je l’utiliserai pour te dépieauter et mettre à jour le vert lombric qui t’agite.
Compris Clébard le Beige? T’as trois semaines pour retourner à tes vertes ordures. Si j’te revois à frétiller de la truffe à une prochaine répétition, je te formate en miettes de sardines.
Salut à tous. Ca va saigner.

 

La Trouée ne manque pas d’air! février 16, 2007

Classé dans : Préparation — acharniens2007 @ 12:35

Saxo-bonne

“Intrigante, fascinante, toniturante, Sidonie-dite-la-Trouée, alter-mascotte du GTA, s’est pretée avec grace aux exigences des photographes. Elle a accepté de poser dans son plus simple appareil pour nous dévoiler la délicatesse de ses lignes. Une courbure à faire palir la lune, des rondeurs tournées au moule… La Trouée a cloué le museau à ceux qui ont pu mettre en doute son sex-appeal. Dans sa tenue de saxo-bonne, prete à émettre les plus vibrantes notes jamais ouies, elle se pavane, mettant un point d’orgue à la journée musicale passée chez Bill. De bon augure pour le GTA!”

Dona Papat Salbette, chroniqueuse dans Le son nouveau

 

La Trouée en grande forme février 16, 2007

Classé dans : Répétition — acharniens2007 @ 12:12

Sidonie à vélo

“On ne la croyait pas si habile, on ne la devinait pas si séduisante: Sidonie, l’alter-mascotte du GTA, dite aussi La Trouée, a montré lors d’une récente répétition qu’elle méritait le statut de mascotte officielle. Virevoltant, sautillant, accomplissant force acrobaties sur sa monture de fortune, elle a prouvé à ceux qui en doutaient encore que sa physiologie particulière ne l’empechait en rien d’accomplir les plus folles cabrioles. De quoi inspirer la Troupe dans sa mise en scène!”
Arsène Ikpour Lékabo, journaliste pour l’Echo de nos Montagnes

 

Déclaration de guerre février 11, 2007

Classé dans : La chronique de la mascotte — acharniens2007 @ 10:24

La Trouée, je te bute 

La Trouée… Le bon sens voudrait que je t’ignore. Mais je ne suis pas le genre de type à faire valoir le bon sens dans une situation critique. Je suis instinctif et violent. Alors mettons les choses au point, parce que je suis énervé.

D’abord, je suis la mascotte OFFICIELLE. En acceptant ce rôle, j’en assume les fonctions. Je veux dire par là que j’assiste aux répétitions et soutiens mes maîtres dans la réalisation de leur pièce bizarre. En ce qui te concerne, je ne crois pas t’y avoir vue une seule fois… Pour l’instant, ton rôle se borne à poster des messages incendiaires contre moi. Très bien. Tu ne veux pas te montrer ; je le comprends parfaitement après avoir vu ta gueule en photo. Mais ce n’est pas comme ça que tu deviendras populaire. Tu cherches visiblement à te faire prendre en pitié par les internautes crédules qui sauront s’émouvoir de ta triste plainte.

Ensuite, je pense qu’il n’est même pas nécessaire de le démontrer, mais je le ferai tout de même, pour les quelques ignares de ton genre : je ne suis PAS Albert le Vert, malgré toute l’admiration que j’ai pour lui. Cela est évident, dans la mesure où Albert le Vert n’a pas de bras ; or, et j’ai insisté dès le début sur ce point, moi j’ai des bras articulables de l’intérieur. Si quelqu’un, ici, se rapproche d’Albert le Vert sur ce plan, c’est bien toi, La Trouée.

Voilà, je ne vais pas perdre plus de temps avec toi, alors que j’aurais pu parler de trucs intéressants. L’un de nous est de trop dans cette troupe. Raboule-toi à la prochaine répétition et on discute de ça et ensuite je te bute. Comme le dirait le deuxième catcheur préféré d’un des meilleurs potes d’un de mes maîtres : IF YOU WANT SOME, COME GET SOME!

 

La Trouée se dévoile février 11, 2007

Classé dans : alterchronique de l'altermascotte — acharniens2007 @ 9:57

Chers nobles Amateurs de détritus de toutes sortes,

La vie a la dent plus dure qu’un ouvre-boîte, me disait mon grand-père. Dieu ait son ame, il est mort éventré par le mauvais canif d’un GI qui préféra son contenu périmé à un kebab bagdadien. Oui, la vie est dure, et je m’en rends compte, à voir quelle indifférence –quand ce n’est pas de l’agressivité– salue mon entrée en scène. Mais c’est sans doute ma faute… l’apparence joue contre moi… je n’ai pas de truffe humide, pas d’yeux malicieux, pas de surface poilue pour quémander une caresse… non je n’ai pour moi que ma probité, ma simplicité, et la certitude que mon destin est de préserver la robe immaculée du GTA contre la bave perfide d’un cabot de ma connaissance.
Sur ce point, j’enjoins quiconque doute encore de l’ignominie de cette chaussette à poils à consulter les “brouillons” de ce meme blog, ou reste suspendue une déclaration de guerre qui allie la grossièreté à la mauvaise foi. Sans doute la honte a empeché sa publication!
Car bien sur que cette fripouille de mascotte dissimule Albert le Vert! C’est sa langue fourchue qui lui sert à articuler ses deux bras, tandis que ses yeux globuleux occupent la place de son crane! Tu ne me trompes pas, Albert, et pour l’heure je ne me montre pas aux répétitions mais je ne suis pas loin, je veille, et travaille à te mettre en boite!
Je le concède pourtant, mon alter-existence, mon arrivée sur le tard, mes bouffées de colère intempestives contre le beige Albert, ou Antipode, Biotope, Garnulfe l’Amputé ou comme vous voudrez l’appeler, ont pu élever la suspicion à mon égard: à quel titre parlé-je? Je vous dois des explications. Elles viendront petit à petit, car nous devons nous apprivoiser. Le chemin est long pour vous purifier de la mielleuserie canine, autant que pour vous faire m’aimer, moi dont le coeur tendre est enveloppé d’une si veule écorce.
Mais nous avons jusqu’à juin! Et pour vous prouver ma bonne foi, je vous transmets la photo qui m’est la plus chère, celle qui me voit encore aux cotés de mes bons parents, morts affreusement au cours d’une soirée dont je ne peux parler encore.
papamaman

N’ont-ils pas l’air bons? N’ont-ils pas le métal fier? J’espère etre digne de leur éclat, malgré mon destin foudroyé… La fin de ce message n’aura pas de commentaire. J’ai décidé de me montrer à vous sous mon apparence présente. Je ne veux pas de pitié. Juste etre reconnue pour ce que je suis, votre amie, la Trouée.

le trou