Les Acharniens

… ou les Helvètes

Entre rite religieux et satire politique mai 30, 2007

Classé dans : Aristophane, Thème de la pièce, Théâtre antique — acharniens2007 @ 11:51

La comédie d’Aristophane est liée à la fois à la vie religieuse athénienne, puisqu’elle se jouait lors de festivals religieux, et à la vie politique, dont elle se nourrit essentiellement. Ce théâtre diffère considérablement du nôtre, de ce point de vue. D’une part, notre scène est presque totalement laïque, en tout cas hors de toute manifestation religieuse. D’autre part, la satire politique est devenue un genre mineur, abandonnée aux revues annuelles ou à la radio et la télévision. En dehors de ces contextes, il n’y a pas de théâtre s’inspirant de l’actualité politique.

La démocratie athénienne organisait sa propre satire. Cela peut correspondre à un besoin de la démocratie qui a besoin de miroirs, même s’ils sont déformants. La caricature, l’exagération peuvent mieux mettre le doigt sur les contradictions que le discours des philosophes. Il faut croire que le lien entre comédie et démocratie était fort, puisque la comédie ancienne va disparaître avec la démocratie et fera peu à peu place à des comédies de moeurs, comme celles de Ménandre et, à sa suite, Plaute, Térence. On ne rit plus de l’actualité et de personnages publics, mais des usages et des types génériques d’individus.

La comédie constitue aussi une partie du rite religieux, rendu en l’occurence à Dionysos. Le rire nous entraîne dans le monde du Carnaval (et le théâtre a ses costumes, ses masques), donc de l’inversion qui caractérise certains  rites visant à rétablir l’ordre nouveau par une plongée dans le chaos. Le vin et l’ivresse (maîtrisée) entre aussi dans ce cadre.

Le spectacle que nous offre le GTA s’intéresse avant tout à la satire politique contenue dans la pièce. Il veut plonger le spectacteur du 20ème siècle dans la peau de celui du 5ème siècle et le faire rire des faits et gestes des acteurs politiques. Voilà pourquoi les allusions à des personnages obscurs, qui mériteraient une demie page de note, ont été transformée en évocation de personnes bien réelles qui animent la vie publique, politique essentiellement.

Pour en savoir plus: Le rituel et le matériel: un site intéressant du Département d’anthropologie de l’Université de la Réunion.

 

Les théâtres antiques mai 9, 2007

Classé dans : Théâtre antique, Trouvé sur le Net — acharniens2007 @ 9:06

Un des points communs entre le spectacle des Acharniens qui sera donné sur la colline de Saint-Nicolas et les représentations antiques est qu’ils avaient tous lieu en PLEIN AIR. La Grèce est propice à cet exercice, le soleil s’y montrant généreux. Des ancients, nous avons conservé en maints endroits des théâtres construits en pierre, le plus généralement sur le flanc d’une colline. Epidaure est certainement le plus connu: chacun doit en avoir une reproduction sur carte postale envoyé par un ami. Mais il y en a bien d’autres. Un site, à vocation plutôt touristique, en offre de nombreuses images (et du reste de la Grèce):

http://www.greeklandscapes.com/greece/ancient_theaters.html

 

Devant la presse internationale… avril 25, 2007

À l’occasion du congrès annuel du FEJS (Forum for European Journalism Students) on nous a proposé de présenter un extrait de “Les Acharniens… ou les Helvètes”. C’est avec enthousiasme qu’une poignée d’irréductibles a accepté le pari et a préparé un scène d’une dizaine de minutes en deux jours seulement.

Voici donc quelques flashes sans commentaires:

fejs1.jpg

fejs2.jpg

fejs3.jpg

fejs5.jpg

fejs4.jpg

fejs6.jpg

Alors, qu’en pensez-vous?

 

Pourtant Aristophane… avril 5, 2007

Classé dans : Aristophane, Thème de la pièce, Théâtre antique, Uncategorized — acharniens2007 @ 7:27

Pour qui se demande encore qui est cet Aristophane, voici un extrait de sa voix dans Wikipedia (si quelqu’un voit des erreurs, qu’il les corrige!):

Aristophane (en grec ancien Ἀριστοφάνης / Aristophánês) est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né dans le dème de Kydathénée vers 450–445 et mort vers 385 av. J.-C.

[...]

Sauf le Ploutos et les pièces contre Euripide, les comédies d’Aristophane sont des satires sociales ou des pamphlets politiques. Attaché au parti aristocratique, le poète se servit largement des libertés que lui laissait l’état populaire pour attaquer les institutions et les chefs de file de la démocratie. Entre ses mains, la comédie devint une puissance qu’on a comparée justement à la presse politique moderne. Considérée au point de vue de l’art, l’œuvre d’Aristophane est l’une des merveilles du génie grec. Il y a une verve incroyable et une étonnante fantaisie dans ses dialogues satiriques, mêlés de chœurs lyriques, où les connaisseurs ont toujours admiré la parfaite concordance du fond et de la forme, de l’idée, de l’expression et du rythme. Les pièces d’Aristophane sont très précieuses pour la connaissance de l’histoire du temps, des institutions et des mœurs athéniennes à la fin du Ve siècle av. J.-C.